Malgré l’intérêt croissant que suscite cette approche, la mutualisation demeure un concept encore flou sur le plan institutionnel. À ce jour, aucune définition officielle n’a été reconnue par les instances normatives telles que l’Académie française ou l’INSEE. Cette absence constitue un frein à son intégration dans les référentiels juridiques, économiques et culturels, limitant son appropriation par les décideurs publics et les financeurs.
Conscients de cet enjeu, Cagibig s’engage activement dans une démarche de reconnaissance institutionnelle de la mutualisation. À travers des actions de plaidoyer, nous militons pour faire de la mutualisation un levier stratégique de transition, pleinement intégré aux politiques publiques en matière d’écologie, de coopération territoriale, et de gestion des ressources.
La définition proposée pour la mutualisation est la suivante : "La mise en commun volontaire de ressources et la planification de leurs usages partagés."
Notre modèle porte bien au-delà de la gestion de matériel : il propose une reconfiguration des usages, une remise en cause de la propriété individuelle des ressources, et une approche territorialisée de la coopération.